jeudi 21 septembre 2017

Jour 6 - Temps 3 : "Planètes"

Colline
Polie
Planète de plaine
Vallée
Tu vas te perdre
C’est lisse, ça glisse
En patin
Avec des crampons
Et sous la glace du secret rouge
Des secrets noirs
Ce sont des perles
On les laisse
Perles ou carrés, les secrets
Ils laissent des traces
On les cache
Elle est salie
Qui ?

*

Planète silencieuse
Planète d’énergie
D’intelligence
Volcan qui jette du calme
De la douceur
De la gentillesse
Volcans chantant
Des aigles, des pélicans jaillissent
Des cerfs, des rennes aussi
On ne peut pas communiquer avec
Si
On est énervés
Planète
Un homme des bois qui va à la chasse
Remercie les animaux.

 Noémie, Dimitri, Quentin, Gauthier, Séverine, Pierre, Yann

Jour 6 - temps 2 : "Les lettres, les mots".

Les lettres parlent comme des humains.
Elles disent NON.
Elles disent RIEN.
Les lettres forment des mots.
Les mots ont un nom.
Une vie.
Certains meurent avant d’autres.
Tués par ceux (d’autres mots) que l’on n’entend pas.
Les mots vivent, boivent et mangent.
Du papier et de l’encre.
De l’air parfois.
Ils se boivent l’un l’autre.
Ils se nourrissent de peur.
Les mots n’aiment pas le bord de page.
Ils ne la remplissent pas (la page).
Ils ne vont pas jusqu’au bout.
Les mots ont leurs monstres.
Leurs casse-pieds.
Mais ça c’est une page, une autre histoire.


Jayce, Lillian, Lohan, Loane, Cameron, Lorenzo

mardi 27 juin 2017

Jour 6 - Temps 1 : Visages FMR

Je suis là, un/une parmi d’autres.
Je suis visage prenant pluriel.

*

Visages qui se ferment.
S’ouvrent.
Se ferment.

Visages portes et fenêtres.
Ouvertes vers nous.
Vers le vent.

Vers un grand feu.
Feu papillon
  • tout en couleurs.
  • Tout en joie.

Visages qui s’horlogent.
Racontent le temps.
Un temps de tank
Lourd et gros et lent.

Un temps de feuilles.
Un temps qui tombe et repousse.
Tombe et repousse.
Tombe et repousse.

Temps compost et engrais.
Notre cerveau grandit.

Plus d’idées, plus d’intelligence.
Plus plus plus.
Une meilleure vie.

Visages qui se cognent parfois.
Se voient. S’observent.
Se regardent.
Méritent l’amitié.

Visages projecteurs.
Visages de cinéma
  • toujours des histoires
  • à lire, relire
  • à raconter.
Silence.
Sourcils froncés
Et lèvres cadenassées.

Visage, nos visages ?
Beauté unique.
Secret caché.



Lorenzo, Cameron, Jayce

F.M.R. pose ses valises à la médiathèqe : exposition et vernissage.




  Alors que les ultimes paroles d'F.M.R., tantôt fantôme, tantôt souvenir, continuent de laisser leur marque en ces pages, le bout du voyage se fait ressentir et on aperçoit comme une ligne d'arrivée, là bas, à l'horizon.

  F.M.R vous invite à venir le voir accoster, le mardi 4 Juillet prochain à la médiathèque Les Silos, 7-9 avenue Foch, 52000 Chaumont. Nous vous donnons rendez-vous au troisième étage à 15h pour découvrir ses souvenirs de voyage, le butin de sa belle chasse aux trésors, à admirer jusqu'au 30 Juillet.

Jour 5 - temps 3 : " Je suis le général d'une grande armée".

Je suis général d’une grande armée.
Soldat du petit matin.
Défenseur des grands soirs.
Pas de flingue, de kala.
Juste la main, un crayon.
Les mots aident à vivre, à exister.
Le combat est dur à gérer, à mener.
Mon combat, c’est la nature.
J’ai des mots invisibles
tout autant qu’incassables.
Je bataille pour le monde entier.
Je défends
Les arbres qui embrassent le ciel.
L’herbe qui bronze.
Le soleil qui chante lorsque les fleurs
De ses rayons éclosent.
Eclosion, explosion.
Mon combat, c’est l’humour.
Aux blagues, citoyens !
Rions, rions, ! Marchons ensemble.
Un rire d’espoir détend l’humanité.
Mon combat, c’est l’amour.
Mon poème déjoue la mort.
Se moque de l’adversité.

Lohane, Lorenzo, Jayce, Lohan, Cameron

lundi 12 juin 2017

Jour 5 - Temps 2

Paroles et musique, le paysage défile.
Je cherche dedans, dehors, moi, mes mots.
Un paysages, mille visages — mille plateaux.

Carte et relief sentimental.
Mélancolie
En quadrillage, tout en parcours.
L’amour.
La « décevance ».
L’oubli peut-être, sûrement.
La beauté de voir, d’entendre.
La grandeur d’une vision.
Surface, relief des profondeurs.

Le monde en 3D évidemment,
entre mouvements et sons.
Se chercher F.M.R.
(tristesse en bandoulière)
(la joie au cœur)
Je prends de la hauteur.
c’est du cool, du bienfait.

Se perdre aussi dans
la voix du temps.

Être là, attentif dans le glissement
— furtif — du verbe « espérer ».
Courbes géographiques,
montagnes,
canyons et roches et rochers.

Sentiments superposés.
Je dis, je vis.
Là-bas, ici, je ressens.
Changement de rythme.
Tourne, pivote, F.M.R.
Vue aérienne — vertige !

Qui suis-je ?

Monte, descend, l’œil comme un avion.
La carte est
— comme — une mer,
le territoire gondole. L’ombre s’enfuit.

Courbes de niveau, le vrai, le faux… la vie.

Qui tourne, glisse ?
De moi, de l’espace.
Soleil, soleil, je t’en viens voir… !
Géométrique poétique.

Paroles et musique
— comme — des villes invisibles,
des cités imaginaires.
J’y vais, j’en viens F.M.R.
Je frôle l’univers.
Le passé me suit
— ce qu’on fait, ce qu’on dit.
C’est quoi ? Le destin ?

Je me survole, me détends,
Trouve enfin le repos.
Des visages émergent
— le réel est reporté, la mémoire décalée.
Mon désert coloré.
Pays de tant et tant, en passages,
Tant et tant d’invisibles.

La mort.
L’amour encore.

Peut-être qu’un jour, nos murs tomberont.


Enzo, Lou, Killiane, Mathilde, Mallory, Noham, Timéo, Yanis, Margus, Dylan, Bastien,  Estéban, Élodie, Clémence, Yolène, Salomé, Kévin, Yann, Gabriel, Mael, Pierre, Nathan, Evan, Sully , Rose, Kenza, Matéo, Antoine et Enrico.

jeudi 18 mai 2017

Jour 5 - Temps 1 : Une visite


Empreintes et traces, chemin de verdure.
F.M.R.
Le présent va déjà loin devant.
Dedans-dehors, se mettre d’accord.
Rester groupés.
Parler / Marcher.
L’herbe est coupée.
Les souvenirs du nez sont les plus prenants,
Vous le saviez ?
L’air est liquide parmi les sapins.
On s’égare, se trompe,
écrire c’est marche arrière – parfois.
Dehors, il y a des coins secrets.

Ecrire, F.M.R est-il au sanctuaire ?
Nos pas nous le dirons,
Pour l’heure nous allons dans la forêt du poème.
Iris sauvages du Temps,
Champs empoisonnés, fleurs d’ails
Et passage interdit.

F.M.R est-il le roi d’une cabane cachée ?

Trésor sauvage pour les soirs tranquilles.
L’arbre apaise, calme le cœur, la tête,
Vide de toutes les méchancetés.
L’arbre s’ouvre à tout le monde,
Il sait l’enfance troll, la colère, le chagrin.

Une feuille séchée vient se poser sur le papier.
Le vieux séquoia ouvre ses bras.
Grandeur, beauté,
La vie en branches entremêlées.

F.M.R. est-il un souvenir d’automne ?
Un témoignage d’amour, d’amitié ?

Coup de vent, de sang.
L’œil file au chantier.
Dos à dos, le vieillard de bois essaie
D’oublier le bruit des gros engins.

Remise en route.
Toujours parler, toujours marcher.
Mémoire tombe sur un cul de sac.
Interdiction encore.
Des mots d’hygiène et de restriction.
File, filons
Vers la cabane de jeux.
Jamais on se dispute ici,
C’est comme ça, c’est ainsi.

Encore parler, encore marcher.
Chemin dans le gravier,
Poussière aux pieds,
En route vers l’intérieur.

F.M.R. est-il éducateur ?
Maîtresse de maison ?
Copain, compagnon ?
À l’intérieur, les mots sont en travaux.
Les mots sont un plafond ouvert,
Une jungle de fils électriques
Et même du papier peint pourri
Mais aussi des lunes et des soleils,
Des étoiles parsemées.
Les mots sont des clés magiques,
Elles ouvrent la porte du Grand Nord.

A l’intérieur, les mots sont du sérieux :
Des coffres et des dossiers.
F.M.R est-il un facteur privé ?
Les murs sont moches et silencieux
Alors que dehors traîne et papote, joyeux.

Il est là, le docteur ?
Non, c’est un travailleur.
Bonjour, bonjour, l’accueil !
L’entrée est une sortie.
L’écran de surveillance nous sourit.
Les souvenirs se grattent la tête.
Les mots dansent la zumba.
Les mots, c’est du n’importe quoi !
N’est-ce pas ?

Allons ! Encore un pas, un pas encore !
Vers la chaleur, la lumière !
Parce qu’ici, ça sent le mouton, la transpiration.
Les murs racontent les grands moments,
Les rires, les cris, les déchirements.
Bouscule, bascule le passé
  • le passé, c’est des clopinettes vous savez ?!
Et des taches de café.
Et des soupirs dans l’escaliers.
On monte ? On descend ?
Mémoire se lave à la cave.
Le poème est en toiles d’araignées.
Le poème sent l’humidité.
Même à la cave, c’est rangé.
Même à la cave, on peut travailler.
Ranger, travailler,

F.M.R. est-il un fantôme ?
Un squelette dans le placard ?

Attends, attendez !
Le chemin se suspend à une corde à linge.
Le poème refait ses lacets.
On va s’arrêter là.
Mémoire, mémoire, on y reviendra une prochaine fois.


Noémie, Dimitri, Quentin, Gauthier, Séverine, Pierre, Yann