lundi 23 octobre 2017

Le bout du voyage : souvenirs d'une exposition à voir et à entendre.



  Alors que le voyage poétique vient de reprendre pour une toute nouvelle session, les aventuriers et conquérants des territoires explorés l'an dernier soumettent à vos yeux appréciateurs une ultime restitution de l'inauguration organisée en juillet dernier à la médiathèque Les Silos de Chaumont (52). 

 (cliquez pour voir les images en grand)

  Ce vernissage fut l'occasion de faire découvrir aux familles, aux partenaires et au grand public les œuvres créées en parallèles de l'écriture des textes, et qui complètent donc le recueil présenté et distribué ce même jour. 

 

  Après quelques discours introducteurs et une lecture théâtralisée du poème Visage, le public entier fut mis à contribution pour la création en direct d'un nouveau poème, que nous vous proposons non pas de lire, mais d'écouter. En effet, un enregistrement original composé du texte récité par Anne et enrichi de sons captés pendant l'inauguration a été créé tout spécialement pour marquer la fin de notre périple.

  Ce sonomaton de Anne Mulpas et Rym Debbarh-Mounir est à écouter ICI



   En attendant les premiers retours de notre nouveau voyage, nous remercions chaleureusement toutes les personnes qui ont marqué les jalons de ce premier périple, ont participé à nous guider dans les méandres de la création poétique, et ont aidé à rendre possible ce débarquement inoubliable.



Photos de l'exposition par l'équipe des Silos.
Photos de l'inauguration par Catherine Lieffler.

jeudi 21 septembre 2017

Jour 6 - Temps 3 : "Planètes"

Colline
Polie
Planète de plaine
Vallée
Tu vas te perdre
C’est lisse, ça glisse
En patin
Avec des crampons
Et sous la glace du secret rouge
Des secrets noirs
Ce sont des perles
On les laisse
Perles ou carrés, les secrets
Ils laissent des traces
On les cache
Elle est salie
Qui ?

*

Planète silencieuse
Planète d’énergie
D’intelligence
Volcan qui jette du calme
De la douceur
De la gentillesse
Volcans chantant
Des aigles, des pélicans jaillissent
Des cerfs, des rennes aussi
On ne peut pas communiquer avec
Si
On est énervés
Planète
Un homme des bois qui va à la chasse
Remercie les animaux.

 Noémie, Dimitri, Quentin, Gauthier, Séverine, Pierre, Yann

Jour 6 - temps 2 : "Les lettres, les mots".

Les lettres parlent comme des humains.
Elles disent NON.
Elles disent RIEN.
Les lettres forment des mots.
Les mots ont un nom.
Une vie.
Certains meurent avant d’autres.
Tués par ceux (d’autres mots) que l’on n’entend pas.
Les mots vivent, boivent et mangent.
Du papier et de l’encre.
De l’air parfois.
Ils se boivent l’un l’autre.
Ils se nourrissent de peur.
Les mots n’aiment pas le bord de page.
Ils ne la remplissent pas (la page).
Ils ne vont pas jusqu’au bout.
Les mots ont leurs monstres.
Leurs casse-pieds.
Mais ça c’est une page, une autre histoire.


Jayce, Lillian, Lohan, Loane, Cameron, Lorenzo

mardi 27 juin 2017

Jour 6 - Temps 1 : Visages FMR

Je suis là, un/une parmi d’autres.
Je suis visage prenant pluriel.

*

Visages qui se ferment.
S’ouvrent.
Se ferment.

Visages portes et fenêtres.
Ouvertes vers nous.
Vers le vent.

Vers un grand feu.
Feu papillon
  • tout en couleurs.
  • Tout en joie.

Visages qui s’horlogent.
Racontent le temps.
Un temps de tank
Lourd et gros et lent.

Un temps de feuilles.
Un temps qui tombe et repousse.
Tombe et repousse.
Tombe et repousse.

Temps compost et engrais.
Notre cerveau grandit.

Plus d’idées, plus d’intelligence.
Plus plus plus.
Une meilleure vie.

Visages qui se cognent parfois.
Se voient. S’observent.
Se regardent.
Méritent l’amitié.

Visages projecteurs.
Visages de cinéma
  • toujours des histoires
  • à lire, relire
  • à raconter.
Silence.
Sourcils froncés
Et lèvres cadenassées.

Visage, nos visages ?
Beauté unique.
Secret caché.



Lorenzo, Cameron, Jayce

F.M.R. pose ses valises à la médiathèqe : exposition et vernissage.




  Alors que les ultimes paroles d'F.M.R., tantôt fantôme, tantôt souvenir, continuent de laisser leur marque en ces pages, le bout du voyage se fait ressentir et on aperçoit comme une ligne d'arrivée, là bas, à l'horizon.

  F.M.R vous invite à venir le voir accoster, le mardi 4 Juillet prochain à la médiathèque Les Silos, 7-9 avenue Foch, 52000 Chaumont. Nous vous donnons rendez-vous au troisième étage à 15h pour découvrir ses souvenirs de voyage, le butin de sa belle chasse aux trésors, à admirer jusqu'au 30 Juillet.

Jour 5 - temps 3 : " Je suis le général d'une grande armée".

Je suis général d’une grande armée.
Soldat du petit matin.
Défenseur des grands soirs.
Pas de flingue, de kala.
Juste la main, un crayon.
Les mots aident à vivre, à exister.
Le combat est dur à gérer, à mener.
Mon combat, c’est la nature.
J’ai des mots invisibles
tout autant qu’incassables.
Je bataille pour le monde entier.
Je défends
Les arbres qui embrassent le ciel.
L’herbe qui bronze.
Le soleil qui chante lorsque les fleurs
De ses rayons éclosent.
Eclosion, explosion.
Mon combat, c’est l’humour.
Aux blagues, citoyens !
Rions, rions, ! Marchons ensemble.
Un rire d’espoir détend l’humanité.
Mon combat, c’est l’amour.
Mon poème déjoue la mort.
Se moque de l’adversité.

Lohane, Lorenzo, Jayce, Lohan, Cameron

lundi 12 juin 2017

Jour 5 - Temps 2

Paroles et musique, le paysage défile.
Je cherche dedans, dehors, moi, mes mots.
Un paysages, mille visages — mille plateaux.

Carte et relief sentimental.
Mélancolie
En quadrillage, tout en parcours.
L’amour.
La « décevance ».
L’oubli peut-être, sûrement.
La beauté de voir, d’entendre.
La grandeur d’une vision.
Surface, relief des profondeurs.

Le monde en 3D évidemment,
entre mouvements et sons.
Se chercher F.M.R.
(tristesse en bandoulière)
(la joie au cœur)
Je prends de la hauteur.
c’est du cool, du bienfait.

Se perdre aussi dans
la voix du temps.

Être là, attentif dans le glissement
— furtif — du verbe « espérer ».
Courbes géographiques,
montagnes,
canyons et roches et rochers.

Sentiments superposés.
Je dis, je vis.
Là-bas, ici, je ressens.
Changement de rythme.
Tourne, pivote, F.M.R.
Vue aérienne — vertige !

Qui suis-je ?

Monte, descend, l’œil comme un avion.
La carte est
— comme — une mer,
le territoire gondole. L’ombre s’enfuit.

Courbes de niveau, le vrai, le faux… la vie.

Qui tourne, glisse ?
De moi, de l’espace.
Soleil, soleil, je t’en viens voir… !
Géométrique poétique.

Paroles et musique
— comme — des villes invisibles,
des cités imaginaires.
J’y vais, j’en viens F.M.R.
Je frôle l’univers.
Le passé me suit
— ce qu’on fait, ce qu’on dit.
C’est quoi ? Le destin ?

Je me survole, me détends,
Trouve enfin le repos.
Des visages émergent
— le réel est reporté, la mémoire décalée.
Mon désert coloré.
Pays de tant et tant, en passages,
Tant et tant d’invisibles.

La mort.
L’amour encore.

Peut-être qu’un jour, nos murs tomberont.


Enzo, Lou, Killiane, Mathilde, Mallory, Noham, Timéo, Yanis, Margus, Dylan, Bastien,  Estéban, Élodie, Clémence, Yolène, Salomé, Kévin, Yann, Gabriel, Mael, Pierre, Nathan, Evan, Sully , Rose, Kenza, Matéo, Antoine et Enrico.